dimanche 8 septembre 2013

Enchainement au Mont-Blanc : Des Contamines à L'Aiguille du Midi !!!!

Après un "presque éssai" à Zermatt, foireux pour cause de gros orages, nous rentrons à Genève lundi. Olivier bosse Vendredi et les orages ont déposé 30 cm de neige au dessus de 3000m. À la base, nous voulions aller en face Sud du Mont-Blanc, mais impossible avec cette neige. On regarde donc d'autres courses faisables en deux jours mais c'est à chaque fois foireux à cause de la neige. On fini par se dire qu'il faut faire quelque chose de pas technique afin de ne pas être dérangé par la neige. On cherche donc un enchainement long mais pas difficile techniquement et faisable en un ou deux jours. Nous cherchons chacun de notre côté une idée, puis nous nous rappelons. Nous exposons chacun ce que nous avons trouvé, olivier propose un enchainement du Dolent au Tour Noir, quant à moi je lui parle d'un enchainement réalisé par Jonathan Grifith. Celui-ci est parti des Contamines, a grimpé les Dômes de Miages, l'Aiguille de Bionassay, le Mont-Blanc et est redescendu par la voie des trois Monts jusqu'à l'Aiguille du Midi sans dormir ("SINGLE PUSH").

41km 5000m de dénivelé !!!!

Nous devons donc faire un choix entre ces deux options, Olivier fait peser la balance du côté de l'enchainement de Jon car il lui manque quelques 4000 en traversées pour se présenter au cours de guide. Le point positif avec cet enchainement, c'est que nous pouvons plus ou moins redescendre après chaque sommet si nous sommes fatigués, car nous n'avons aucune idée de notre endurance surtout que nous ne sommes pas acclimatés. La prochaine question est d'où partons nous. À la base je pensais partir du refuges des Conscrit, mais Olivier me fais remarquer que nous allons monter et payer une nuit pour dormir deux ou trois heures et repartir... ça n'est pas faux. Nous partirons donc des Contamines... Les chances d'aller jusqu'au Mont-Blanc diminuent forcément mais nous savons que nous pouvons redescendre après les Dômes de Miages ou L'aiguilles de Bionnassay.



Il est tôt...

Nous partons mercredi (31 Juillet) en fin d'après midi, déposons la voiture au Houches (car nous sommes presque sûr de ne pas aller au Mont-Blanc) puis descendons en train à St-Gervais et remontons en bus aux Contamines. Nous partons directement des Contamines, il est 20h, nous partons d'un bon rythme, ni trop lent ni trop rapide grâce aux rîmes enflammées du Tsr Crew ;) Tous se passent bien même si nous devons quelques peu chercher notre itinéraire. Il fait nuit depuis un bon moment lorsque nous arrivons au sommet des premiers Dômes de Miages. L'ambiance est magique sur ces arrêtes faciles, nous voyons juste l'arrête et devinons les gouffres de chaque côté de celle-ci.

Sur l'arrête des Dômes 

Nous arrivons assez tôt au sommet du dernier Dôme, faisons une petite pause, et contemplons ce ciel bourré d'étoiles filantes.

Au sommet du dernier Dôme

La suite s'enchaine, nous arrivons au refuge Durier au moment ou les cordées partant pour Bionnassay se mettent en route. Quelques embouteillages dans la partie "technique" menant à l'Aiguille de Bionnassay nous font perdre du temps ainsi que mon calme... Un abruti que je ne verrai jamais fait tomber un bon gros péleu qui finit sa course sur ma jambe... Si le cailloux m'était tomber sur la tête, je ne serais sûrement plus là. On se rend compte que ces voies "normales" peuvent être plus dangereuses que certaines voies dures. On finit par dépasser toutes les cordées mais personne ne s'excuse, comme quoi, il y a des cons même en montagne.

Aiguille de Bionnassay




C'est à partir du refuge Vallot que ça commence à devenir vraiment dur. L'altitude ainsi que le manque de sommeil sévissent... Nous faisons une pause d'une bonne demi-heure afin de reprendre quelques forces.

La suite jusqu'au Mont-Blanc

c'est loin, trop loin...


Olivier se sent mal, ce mal est sûrement dû à plusieurs facteurs, l'altitude, la fatigue mais surtout, il a eu la bonne idée de préparer une boisson "énergisante" avec du jus de raison et du sirop périmés... Il a donc mal au bide, aucune envie de manger, c'est un peu la galère mais on repart en se disant que ça va passer. Cette fin est interminable, nous ressentons le manque d'acclimatation. Mais nous finissons enfin par arriver au toi de l'Europe après un peu plus de quinze heures d'ascension !!!!

SUMMIT !!!!

Nous sommes bien content et bien défoncés. Nous regardons la descente, Olivier n'est toujours pas bien et l'Aiguille du midi est encore loin. Ca n'est pas encore fini... Il est 12h00, nous entamons la descente après une petite photo souvenir. Olivier se force à manger je lui donne un peu de ce qui me reste à boire car il n'ose pas avaler sa "boisson". Nous descendons donc tranquillement mais sûrement. Arrivé au Tacul, il se sent mieux, sûrement grâce à la baisse d'altitude, nous reprenons un rythme un peu plus rapide et finissons par arrivé à l'Aiguille du midi complètement fracassés !
Nous avons donc réussi cet enchainement...Jon Grifith indique une distance de 41 kilomètres et un dénivelé de 5000m !!!!
Bref, un grand voyage dans ce magnifique massif et une belle ascensiaon pour une première au Mont-Blanc !!!

Descente fracassé...

mercredi 31 juillet 2013

Quelques jours à l'envers des aiguilles




C'est avec louis Jaques que je décide d'aller grimper quelques jours à l'envers des aiguilles. C'est la quatrième fois que nous y allons. La majeure partie des voies ont été ouverte par Michel Piola avec lequel nous y avons été pour la première fois... Merci à lui !




Le premier jour d'escalade ne se déroule pas exactement de la façon que nous avions prévu. Il est plus ou moins 11h lorsque Louis se rend compte qu'il a oublié ces chaussons chez lui, mais pas de chance, nous somme dans le train qui  mène au Montenvers... deux options se présentent, soit tout faire en grosse, soit redescendre à Chamonix acheter une paire de chaussons en espérant que le personnel du Montenvers le laisse descendre et remonter sans payer de billet en plus. Après une petite discussion avec le personnel,  la deuxième option est acceptée. Je monte donc déjà au refuge, histoire de pas attendre pendant deux heures au Montenvers ou l'ambiance touristique me dégoute. Louis me rejoint plus ou moins deux heures plus tard. Nous faisons quatres longueurs à la tour Verte puis redescendons.






Le lendemain, la météo annonce des orages pour le soir (comme pour tout les soirs...), on décide donc d'aller faire l'âge d'homme à la première pointe des Nantillons. C'est une voie plutôt jolie mais elle passe par pas mal de dalles, il y a donc beaucoup de spits et peux de fissures. Les longueurs sont donc rapidement avalées, ce qui nous laisse le temps pour aller un poil plus à gauche afin de grimper Mélissa, métisse d'Ibiza (au little Yosemite), "un 7a de référence en fissures à doigts". Effectivement, la ligne est démente, un premier 6b+ athlétique nous mène au pied de cette longueur clé. La fissures est fine et paraît un peu bouché à certain endroits mais je m'y lance quand même. L'escalade est magique, du verrou de doigts pas trop trop dure jusqu'à un spit ou la fissure devient bouchée. Là, c'est le gros combat dans ce pas de bloc un peu bizarre, mais bon ça passe. La suite de la fissure est plus facile, je gagne le relais bien content !










La météo annoncée du troisième jour est mauvaise, orages dès 12h. On décide donc d'aller faire "retour à la montagne" mais arrivé au pied, on constate que la première longueur est trempée. On essaie donc la première longueur d'une voie ouverte par Arnaud Petit se trouvant juste à droite de "retour à la montagne"("les fourberies de Scarpin"). C'est un 7c+ bien péchu. En effet... la longueurs est verticale mais sur-physique et technique ! En gros c'est des verticales plus ou moins bonnes pour les mains et les pied à plat ou sur des micros pied ou encore sur ces mauvaise verticale. Bref louis pose les paires (merci à lui), je fais une montée de travail pas fameuse, puis Louis retape un essai sans succès et retour au refuge.
Bref... les fourberie : 1   Nous : 0
On reviendra mais plus fors ou plus habitué à ce style...
Petite parenthèse, la météo sera bonne toute la journée à par trois gouttes vers 16 heure...


Jeudi, nous partons faire une voie qui me tiens à coeur depuis un moment : "CALIFORNIA DREAM".  C'est pour nous la plus belle voie de l'Envers. Des fissures d'anthologies, de jolies dalles, un rocher dément ! Si ça grimpe comme ça en Californie, on ira assurément y faire un tour ! Mise à part la rimaye qui nous prendra un peu de temps, toutes les longueurs sont classes donc inutiles de les décrire, allez voire ! Nour arrivons donc au sommet super content et en ayant enchainé toutes les longueurs, même le 7a qui n'est pas très dure (comparaison faîtes avec Mélissa, métisse d'Ibiza). Bref, une voie à faire absolument !







Vendredi, jour du départ, la météo est bonne, on décide de faire Perdo Polar, une voie principalement en fissure que Michel m'a conseillé. Départ plutôt que les autres jours étant donné que la voie fait 14 longueurs et quel l'on doit prendre le dernier train. J'attaque la rimaye trop à gauche, je dois artifer, on perds un peu de temps. La voie est majeure, les 3ème et 4ème longueurs se déroulent dans de belles fissures et sont majeures mais pas si faciles. La suite est un peu moins classe mais toujours sympa. On arrive au sommet bien plutôt que prévu et bien content. Cette voie est également dans la catégorie : à faire !






samedi 20 avril 2013

Face nord des Droites : Ginat !!


Ça faisait un moment que cette face m'attirait, mais les créneaux météo de cette hiver n'étaient jamais là au bon moment pour ma part. Du coup on saute sur ce "presque premier créneau" pour aller faire cette face qui à l'air en super conditions.




On monte au refuge d'Argentière mardi soir qui est bien plein. Après une une petite nuit dû au ronfleurs et sûrement à la pression de partir dans cette grande face, on attaque vers 4h30. On passe la rimaye très à gauche, elle ne pose aucun souci et on part pour presque 500 mètres de corde tendue. Cela nous permet de dépasser deux cordées.









On arrive donc assez tôt au pied de goulottes, on choisit de faire la Ginat car le haut de la Jackson a l'air trop fine et presque décollée. Mais du coup nous sommes trois cordées dans la Ginat (et une autre dans une voie plus à gauche) et c'est un peu galère. On tire de grandes longueures qui font qu'on commence à bien sentir nos mollets.


ambiance de dingue




On arrive à la brèche bien défoncé et bien content même si on sait bien que la course n'est clairement pas finie. On entame les rappels dans le couloir sud même si il a déjà bien chauffé... ça purge pas mal de petites coulées, on se sent pas très bien. Mais ça se passe bien et on rejoint assez rapidement des pentes plus à l'ombre pour entamer notre "magnifique" descente en ski d'approche dans de la neige plus que dégueu. On skie jusqu'a la fin de la mer de glace puis la fin de la descente se fait à pied jusqu'au Praz.


1000 mètre c'est long...


Au final, ce fut une super course (qui chauffe les mollets) qui en plus "fêtait" nos "une année" de cordée avec Mahmed héhé merci à toi. Je me réjouis de revisiter cette belle face.